Sahara occidental : Maxime Prévot rappelle la ligne officielle de la Belgique ( Vidéo) 

Lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a livré plusieurs précisions au sujet de la ligne diplomatique adoptée par la Belgique concernant le dossier du Sahara occidental. Cette intervention survient alors qu’une proposition de loi déposée récemment par Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement Réformateur (MR), appelle la Belgique à reconnaître l’autonomie comme unique solution politique au conflit et à ouvrir un consulat à Laâyoune.

Face à cette prise de position, Maxime Prévot a rappelé que le Consulat général de Belgique à Rabat couvre déjà l’ensemble du territoire marocain, laissant entendre qu’une représentation supplémentaire à Laâyoune n’aurait pas de justification pratique à ce stade. Il a également réaffirmé que la Belgique demeure alignée sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, lesquelles évoquent l’autonomie comme une option possible, mais jamais exclusive. Une manière de replacer la démarche du président du MR dans un cadre légal plus nuancé que celui présenté dans sa proposition.

Cette séquence s’inscrit dans un contexte politique particulier. Le gouvernement fédéral actuel repose sur la coalition dite « Arizona », réunissant N-VA, MR, Les Engagés, ainsi que CD&V et Vooruit. Ce nom fait référence aux couleurs du drapeau de l’État américain, rouge, bleu et jaune, symbolisant respectivement la tradition socialiste, les familles libérales et les courants nationalistes et démocrates-chrétiens. Une alliance large qui unit centre, centre droit, droite nationaliste et social-démocratie flamande, non sans tension interne. D’autres formations comme Open VLD, PS ou les Verts ont préféré se tenir à distance de cette majorité, estimant l’équilibre politique trop marqué sur la droite.

En définitive, le message de Maxime Prévot vise à réaffirmer la constance de la position belge, attachée au cadre onusien, et à tempérer les initiatives unilatérales susceptibles d’être perçues comme un alignement politique trop affirmé. Une mise au point qui révèle aussi les lignes de fracture discrètes au sein de la coalition Arizona sur un sujet hautement sensible à l’international.

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