Tebboune souligne l’entente de l’Algérie avec les grandes puissances et annonce une nouvelle dynamique avec l’Italie
Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a livré plusieurs messages forts sur la politique étrangère de l’Algérie, marqués par un ton à la fois affirmé et parfois teinté d’ironie.
Le chef de l’État a d’abord annoncé la prochaine visite officielle de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, en Algérie. Une visite qui s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique algéro-italien, appelé à se renforcer davantage dans les mois à venir.
Le président Tebboune a évoqué une relation d’amitié solide avec le président italien Sergio Mattarella, précisant que plusieurs nouveaux projets bilatéraux seront validés juste après le mois de Ramadhan.
Pour Rome, l’Algérie est perçue comme un pays pivot, aussi bien pour l’Afrique que pour l’Europe, notamment dans les domaines de l’énergie, de la stabilité régionale et de la coopération économique.
Silence maîtrisé sur la France, message clair néanmoins
Interrogé sur les relations avec la France, le président algérien a choisi de ne pas entrer dans les détails. Il s’est contenté d’une déclaration sobre mais significative :
« Si le ministre français de l’Intérieur souhaite venir en Algérie, qu’il vienne. »
Dans le même registre, Abdelmadjid Tebboune a tenu à saluer le courage et la bravoure de Ségolène Royal, récemment nommée présidente de l’Association de l’amitié France–Algérie, soulignant son engagement en faveur du dialogue entre les deux peuples.
Appel aux opposants et pique diplomatique assumée
Sur le plan intérieur, le président a lancé un appel aux opposants algériens vivant à l’étranger, les invitant à rentrer au pays, à condition qu’ils ne soient pas, selon ses termes, « à la solde de services étrangers ».
Enfin, dans une séquence qui n’a pas manqué de retenir l’attention, Abdelmadjid Tebboune a lancé une remarque presque sarcastique, perçue comme un message adressé à certains partenaires critiques :
« Bizarrement, l’Algérie s’entend très bien avec toutes les grandes puissances… »
Il a ensuite cité explicitement les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, soulignant ainsi la position diplomatique équilibrée et souveraine de l’Algérie, capable de dialoguer avec des pôles mondiaux aux intérêts parfois divergents.
Une déclaration qui illustre la volonté d’Alger de s’imposer comme un acteur crédible, indépendant et incontournable sur la scène internationale.
