Interview : Sur les pas d’Augustin : quand un livre devient un chemin

Sébastien Vanden Broeck : Lila Lefèvre, votre livre Léon XIV en Algérie : sur la terre de Saint Augustin sort très prochainement. En quelques mots, que proposez-vous au lecteur ?

Lila Lefèvre : C’est un voyage. Un voyage à travers l’histoire millénaire de l’Algérie, entre christianisme et islam, mais aussi un récit profondément humain. Je m’appuie sur des sources historiques et théologiques, mais surtout sur une expérience de terrain vécue grâce à des voyages effectués dans plusieurs régions d’Algérie entre 2024, 2025 et avril 2026, au cœur même des événements que je raconte.

Sébastien Vanden Broeck : Ce livre semble mêler enquête, histoire et vécu personnel…

Lila Lefèvre : Exactement. Je ne voulais pas d’un ouvrage froid ou académique. J’ai voulu transmettre une émotion, une réalité vécue. Être sur place lors de la visite du pape Léon XIV, à Alger puis à Annaba, m’a permis de capter des instants que l’on ne retrouve dans aucun document. Ce sont ces moments-là qui donnent une âme au livre.

Sébastien Vanden Broeck : Vous évoquez notamment une idée forte dans votre ouvrage : celle d’un chemin de Saint Augustin. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lila Lefèvre : Oui, cette idée m’est venue à Annaba, dans la basilique Saint-Augustin, juste avant l’arrivée du pape. C’était un moment suspendu. J’en parle dans un passage que vous publiez aujourd’hui :

« En attendant l’arrivée du pape, j’ai avancé dans l’allée centrale, comme attirée par le cœur même de la basilique… Puis il est apparu. Léon XIV. En chair et en os… Et c’est là qu’une idée s’est imposée à moi. Et si ce lieu devenait un point de départ ? Un chemin. Un véritable chemin de mémoire et de foi reliant Annaba, l’ancienne Hippone à Souk Ahras, l’ancienne Taghaste, ville natale de Saint Augustin… À l’image du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, pourquoi ne pas imaginer un chemin de Saint Augustin ? »

Ce serait un projet immense. Spirituel, culturel, mais aussi humain et économique. Un pont entre les époques et les peuples.

Sébastien Vanden Broeck : On sent dans vos mots une volonté de réconcilier les mémoires…

Lila Lefèvre : Oui, profondément. Ce livre montre que l’Algérie ne se résume pas à des oppositions. C’est une terre de nuances, de rencontres, de continuités invisibles. Et je crois que cette mémoire, si on la regarde avec honnêteté, peut ouvrir des chemins d’avenir.

Sébastien Vanden Broeck : Un dernier mot pour donner envie de vous lire ?

Lila Lefèvre : Ce livre n’explique pas seulement une histoire. Il invite à la ressentir. Et peut-être, à la comprendre autrement.

Sébastien Vanden Broeck : Merci Lila Lefèvre. Sortie imminente donc.

Lila Lefèvre : Merci à vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *