Algérie-Belgique : à Bruxelles, les diplomates parlent coopération… et non, pas du chaton !
Les relations algéro-belges étaient au menu, mardi 22 septembre, dans la capitale belge. Et non, contrairement à ce que pourrait laisser croire l’actualité de ces derniers jours, les deux secrétaires généraux des Affaires étrangères ne se sont pas réunis pour régler l’affaire du chaton algérien que la Belgique souhaite expulser vers l’Algérie. Le petit félin n’était manifestement pas inscrit à l’ordre du jour.
Le Secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Lounès Magramane, a coprésidé à Bruxelles, avec son homologue belge, la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Théodora Gendzis, la sixième session des consultations politiques algéro-belges.
Au-delà des moustaches et des griffes qui agitent les réseaux sociaux, les discussions ont porté sur des sujets autrement plus lourds : l’état des relations bilatérales et les moyens de donner un nouvel élan à la coopération entre les deux pays.
Les deux parties ont notamment examiné les suites à donner à la visite à Bruxelles, les 31 mars et 1er avril 2026, du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf.
L’objectif affiché est de capitaliser sur la dynamique positive observée récemment dans les relations algéro-belges et de mieux exploiter les potentialités offertes par les deux économies.
Énergie, agriculture et investissements au programme
Les discussions ont accordé une place importante au renforcement de la coopération économique, commerciale, technique et en matière d’investissement.
Plusieurs secteurs ont été identifiés comme prioritaires : énergie, agriculture, industrie pharmaceutique, transports, services portuaires, santé, sécurité sociale, éducation et formation.
Les deux parties ont également souligné la nécessité de dynamiser les échanges commerciaux et de favoriser les investissements productifs afin de consolider le partenariat économique entre Alger et Bruxelles.
Autrement dit, pendant que certains suivent les aventures du petit chat dans les médias, les diplomates, eux, avaient surtout les yeux rivés sur les contrats, les investissements et les projets de coopération.
De la Palestine au Sahara occidental
Les consultations n’ont toutefois pas été limitées aux questions bilatérales. Les deux délégations ont également procédé à un échange de vues sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux d’intérêt commun.
Les discussions ont notamment porté sur l’évolution de la situation au Moyen-Orient, avec une attention particulière à la question palestinienne, ainsi que sur la région du Sahel et du Sahara et la question du Sahara occidental.
Une réunion diplomatique donc très sérieuse, avec des dossiers qui le sont tout autant. Quant au chaton, il faudra visiblement encore attendre avant de savoir s’il a droit, lui aussi, à son propre sommet diplomatique.
Une chose est sûre : cette fois, les relations algéro-belges se sont jouées sans miaou à la table des négociations.

