Capture de Nicolás Maduro : l’Union africaine appelle au respect de la souveraineté et du droit international

La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, accompagnée de l’annonce de Washington de vouloir superviser la transition politique au Venezuela, a provoqué une onde de choc diplomatique au sein de l’Union africaine (UA) et de ses États membres. La réaction collective reflète un attachement fort à la souveraineté nationale et aux principes du droit international, tout en appelant à une sortie pacifique de la crise.

L’Union africaine : un message clair de non-ingérence

L’UA a publié une déclaration officielle rappelant que tout changement de pouvoir dans un État souverain doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies. L’organisation panafricaine souligne que les interventions militaires extraterritoriales constituent une violation de la souveraineté, quelle que soit la légitimité contestée du gouvernement en place.

Selon Addis-Abeba, la résolution de la crise vénézuélienne doit passer par des négociations politiques inclusives et par un accompagnement international multilatéral, plutôt que par des mesures unilatérales.

Afrique subsaharienne : inquiétude et principes multilatéraux

 • Afrique du Sud : Pretoria a dénoncé toute ingérence dans les affaires d’un État souverain, soulignant que les changements de régime imposés de l’extérieur entraînent souvent instabilité et crises humanitaires durables.

 • Nigeria et Kenya : ces pays ont exprimé des préoccupations similaires, insistant sur la préservation de la stabilité internationale et le rôle central des Nations unies dans la gestion de toute crise politique majeure.

Une lecture collective : le précédent dangereux

Pour de nombreux pays africains, la capture de Maduro constitue un précédent inquiétant, qui pourrait à terme affecter la souveraineté de n’importe quel État, y compris sur le continent africain. L’UA et ses membres insistent donc sur la nécessité de renforcer le multilatéralisme et le respect des normes internationales, et sur le fait que la force ne peut remplacer le dialogue politique.

Cette position s’inscrit dans une mémoire collective marquée par les interventions étrangères en Libye, en Somalie et ailleurs, où des opérations militaires, souvent justifiées par des motifs humanitaires ou démocratiques, ont abouti à des crises prolongées.

Face à la crise vénézuélienne, l’Union africaine et ses pays membres se placent dans une posture de prudence critique :

 • ni soutien direct au régime de Maduro,

 • ni aval à une intervention militaire unilatérale américaine.

Le message africain est clair : le respect de la souveraineté, du droit international et du multilatéralisme demeure non négociable. L’affaire Maduro apparaît ainsi comme un test pour la crédibilité de l’ordre international, et pour l’Afrique, comme un signal de vigilance face à l’ingérence extérieure dans les affaires souveraines.

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