Caraïbes : l’ouragan Melissa, symbole d’une injustice climatique

Le 28 octobre 2025 restera une date noire pour la Jamaïque. L’ouragan Melissa, de catégorie 5, a balayé l’île avec des vents atteignant 300 km/h, faisant 30 morts et causant plus de 6,6 milliards d’euros de dégâts. Après avoir ravagé la côte est de Cuba, où le président Miguel Diaz-Canel évoque « des dégâts considérables », la tempête se dirige désormais vers les Bahamas.

Selon les scientifiques, la violence exceptionnelle de Melissa est liée au réchauffement climatique. « Les couches profondes de l’océan sont exceptionnellement chaudes, offrant un réservoir d’énergie inédit à la tempête », explique Akshay Deoras, météorologue à l’Université de Reading. Les eaux des Caraïbes affichent actuellement une température de 2 à 3 °C supérieure à la normale.
Ce drame met en lumière une injustice climatique flagrante : les petites îles des Caraïbes, peu responsables des émissions mondiales, en subissent les pires conséquences. « Les États insulaires en développement ont très peu de responsabilités dans la crise, mais subissent certains de ses effets les plus destructeurs », rappelle Emily Theokritoff, professeure à l’Institut Grantham.

Malgré les promesses faites à la COP 29 de Bakou, les financements destinés aux pays vulnérables restent jugés insuffisants et opaques. À l’approche de la COP 30 à Belém, une question demeure : faudra-t-il encore d’autres catastrophes comme Melissa pour que le monde agisse vraiment contre les inégalités climatiques ?

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