COP30 à Belém : un sommet climatique sous tension et sans Washington

Du 10 au 21 novembre, Belém, au Brésil, accueille la COP30, la conférence annuelle des Nations unies sur le climat. Des dirigeants politiques, scientifiques, diplomates, représentants de peuples autochtones et militantes s’y réunissent pour tenter d’accélérer la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais cette édition s’annonce inédite : les États-Unis ont décidé de boycotter le sommet, estimant que le processus multilatéral « manque d’équilibre » et pénalise leurs industries. Le Canada et l’Australie pourraient suivre, invoquant des désaccords sur les mécanismes de financement climatique.

Ce retrait fragilise la cohésion du bloc occidental et ouvre un espace diplomatique que les pays du Sud, notamment les membres des BRICS+, cherchent à occuper. La Chine et le Brésil, hôtes de la conférence, affichent leur volonté de renforcer leur coopération environnementale. Le président Xi Jinping a multiplié les échanges avec ses homologues du Sud global et participé, en avril dernier, à une réunion virtuelle organisée par Brasilia sur la « transition juste ».

Selon plusieurs analystes, cette dynamique traduit un glissement du leadership climatique mondial. Alors que Washington se met en retrait, Pékin et Brasilia apparaissent comme les nouveaux moteurs d’une diplomatie climatique plus décentralisée — moins occidentale, mais peut-être plus représentative des réalités du Sud global.

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