Europe : près de 3,5 millions d’euros mobilisés pour les travailleurs de CASA et Tupperware en Belgique
Les eurodéputés s’apprêtent à approuver la mobilisation du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) afin de soutenir les salariés licenciés de CASA et de Tupperware en Belgique.
Le montant total atteint 3.539.383 euros, répartis entre 1.916.733 € pour CASA et 1.622.650 € pour Tupperware. Ces fonds permettront d’accompagner 683 travailleurs licenciés — 416 chez CASA et 267 chez Tupperware — à travers des mesures de formation, de reconversion et de réorientation professionnelle.
Une réforme pour agir plus tôt
Ce vote intervient alors que se clôturent les négociations sur la réforme du Fonds entre le Conseil et le Parlement, sur la base d’un texte proposé par la Commission européenne. Depuis sa création en 2006, le mécanisme intervenait principalement après les licenciements liés à des restructurations majeures.
La réforme prévoit désormais d’élargir le champ d’action du Fonds aux travailleurs et indépendants menacés de licenciement imminent, afin d’intervenir en amont et d’éviter les pertes d’emploi.
Pour Estelle Ceulemans, députée européenne et coordinatrice Emploi et Affaires sociales (S&D), cette évolution est essentielle : face aux mutations économiques et aux crises successives, il est crucial de disposer d’outils permettant d’anticiper plutôt que de réparer.
Un fonds menacé après 2027
Doté d’un budget annuel de 30 millions d’euros pour la période 2021-2027, le Fonds peut financer jusqu’à 85 % des coûts des projets en Belgique visant à aider les travailleurs à retrouver un emploi ou à créer leur propre activité.
Cependant, son avenir reste incertain. Son maintien dans le prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034 ne figure pas parmi les priorités actuelles de la Commission européenne. Une perspective qui inquiète plusieurs eurodéputés, déterminés à défendre la pérennité de cet instrument de solidarité.
Au-delà des chiffres, l’enjeu est clair : maintenir un filet de sécurité européen capable de soutenir concrètement les travailleurs frappés par les restructurations économiques.
