L’Europe sous pression : les Verts dénoncent la menace commerciale de Trump contre l’Espagne
Le Parti vert européen a vivement condamné la menace du président américain Donald Trump de « couper tout commerce avec l’Espagne », ainsi que le silence du chancelier allemand Friedrich Merz face à ce qu’il considère comme une attaque contre l’économie espagnole et, au-delà, contre l’ensemble de l’Union européenne.
Selon les Verts européens, la position du gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sánchez concernant les frappes menées par les États-Unis et Israël repose sur des principes juridiques clairs. Madrid estime que ces opérations ne disposent pas de mandat des Nations unies et s’inscrivent en dehors du cadre du droit international.
La coprésidente du Parti vert européen, Vula Tsetsi, affirme que les divergences en matière de politique étrangère ne peuvent justifier des représailles économiques contre un État membre. « L’Union européenne est un marché unique : menacer un pays revient à menacer l’ensemble du bloc », a-t-elle déclaré, appelant les institutions européennes à adopter une réponse coordonnée. Elle a également regretté l’absence de solidarité européenne après les attaques verbales de Donald Trump contre l’Espagne.
De son côté, l’autre coprésident du parti, Ciarán Cuffe, a insisté sur la nécessité pour l’Europe de parler d’une seule voix lorsque le droit international est en jeu. Tout en exprimant leur soutien à la société civile iranienne aspirant à davantage de libertés, les Verts estiment que les frappes américano-israéliennes ne respectent pas les règles du droit international et dénoncent les contradictions au sein de l’administration américaine sur les objectifs poursuivis en Iran.
Face à ces tensions diplomatiques, les écologistes européens appellent désormais l’Union européenne à afficher une position ferme et unie pour défendre ses intérêts économiques et ses principes juridiques.
