Pour le 40eme anniversaire de la catastrophe de Chernobyl et le 15ème de Fukushima France Culture ce 12 Mars dans sa matinale a diffusé un reportage sur les témoignages des Polynésiens qui enfants avaient été exposés aux champignons et nuages radioactifs provenant de nos essais nucléaires réalisés sur les atolls de l’archipel de 1966 à 1996 au nombre 181.

Ces hommes et femmes nous livrent leurs témoignages poignants sur les multiples cancers dont ils souffrent alors qu’ils ont été laissés dans l’ignorance de leur causalité si ce n’est aujourd’hui la radioactivité. Ils s’allarment des conséquences de leurs maladies sur la santé de leurs enfants et petits enfants à l’écoute des informations qui circulent. Leur demande d’indemnisation au titre des réparations s’élève à plusieurs milliards d’euros.

France Culture a été dans son rôle dans sa matinale d’informer ses auditeurs sur ce drame qui a touché à leurs dépends nos concitoyens Polynésiens mais pourquoi s’être arrêté là quand de 1960 à 1966 la France a utilisé l’Algérie et son Sahara pour conduire 17 essais nucléaires à l’air libre puis souterrains marqués par la catastrophe du tir Béryl le 1er Mai 1962.

Pourquoi ne pas à son tour s’être penché sur le drame des enfants de la population Touareg algérienne irradiés à leurs dépends sous l’Algérie française puis indépendante. Faut-il y voir une auto censure au nom du négationisme revendiqué par les présidents de la 5ème République de De Gaulle à Macron sur les réparations dues à cette population algérienne . Faut-il accuser les journalistes et reporters même s’ils en ont été empêchés pour ne pas s’être saisis de cette occasion pour rappeler aux Français ce devoir de mémoire.

Louis Bulidon, témoin de Béryl.

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