Pourquoi André Flahaut avait raison : Rafale plutôt que F‑35 pour la Belgique
Dans le choix de ses équipements militaires, la Belgique ne peut pas se permettre de perdre son autonomie. C’est exactement ce que soulignait André Flahaut lorsqu’il défendait l’idée d’acheter des Rafales français plutôt que des F‑35 américains.
Les F‑35 sont soumis aux règles américaines appelées ITAR, pour International Traffic in Arms Regulations. Ces règles permettent aux États-Unis de contrôler l’exportation et l’utilisation de leurs technologies militaires, ainsi que les logiciels et les pièces des avions vendus à l’étranger. Concrètement, cela signifie qu’en cas de conflit ou de désaccord politique avec Washington, les F‑35 achetés par un pays européen pourraient rester au sol. La Belgique serait alors limitée dans sa liberté d’action militaire et stratégique.
La France est l’exception qui confirme la règle. Son Rafale, entièrement conçu et produit sur son territoire, ne dépend d’aucune autorisation étrangère. Aucun pays ne peut en bloquer l’utilisation ou en limiter l’entretien. Acheter des Rafales, c’est garantir à la Belgique une autonomie complète, une liberté de décision et une sécurité opérationnelle.
André Flahaut avait vu juste : une force aérienne efficace doit pouvoir voler et agir sans être à la merci d’un autre État.
La France illustre parfaitement ce choix de souveraineté. Elle est le seul État membre de l’Union européenne à posséder l’arme nucléaire, le seul à être membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies avec droit de veto, et le seul pays de l’UE à ne pas avoir acheté les F‑35. Cette position unique démontre que préserver son indépendance stratégique est non seulement possible, mais essentiel.
