Pourquoi la visite du Pape en Algérie va marquer l’histoire
Il est des voyages qui relèvent de la diplomatie… Et d’autres qui s’inscrivent dans l’Histoire.
À partir de demain lundi 13 avril 2026, le pape Léon XIV entame une tournée africaine inédite, de l’Algérie au Cameroun, de l’Angola à la Guinée équatoriale. Mais une étape, plus que toutes les autres, capte l’attention.
Car pour la première fois depuis deux mille ans de christianisme, un pape foulera le sol algérien. Un pays aujourd’hui musulman à plus de 99 %, mais qui fut, dans l’Antiquité tardive, l’un des foyers majeurs de la pensée chrétienne. À Alger, le souverain pontife se rendra à la Grande Mosquée, puis à Notre-Dame d’Afrique.
Avant de rejoindre Annaba, l’ancienne Hippone, où il célébrera une messe dans la basilique dédiée à Saint Augustin d’Hippone, figure majeure qui a profondément marqué la pensée occidentale. Mais ce voyage dépasse le cadre d’une simple visite officielle.
Il s’apparente à un retour aux sources. Un retour d’autant plus symbolique que Léon XIV est le premier pape augustinien de l’Histoire, un homme qui, dès son élection, a affirmé : « Je suis un fils de saint Augustin. » Alors, que signifie ce geste ? Que vient chercher le chef de l’Église catholique sur cette terre d’Afrique du Nord ? Et que révèle ce pèlerinage des liens profonds, souvent oubliés, entre le Maghreb musulman et l’Europe chrétienne ?
Dans cette édition spéciale du « Vrai Dialogue », je reçois Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, et Benjamin Boutin, historien et écrivain, pour une lecture inédite de cette visite : celle d’un dialogue entre les siècles, où l’Algérie apparaît non plus seulement comme une terre d’histoire… mais comme une mémoire vivante.


