Yann LeCun quitte Meta : quand la France récupère ce que la Silicon Valley ne comprend plus
Le départ de Yann LeCun de Meta n’est pas un simple changement de carrière. C’est un désaveu intellectuel d’un modèle dominant dans la Silicon Valley. L’un des plus grands cerveaux de l’IA mondiale tourne le dos aux géants technologiques américains pour revenir en France, avec une idée simple mais radicale : l’intelligence artificielle actuelle se trompe de chemin.
Depuis des années, les grandes entreprises misent presque exclusivement sur les modèles génératifs capables d’imiter le langage humain. Pour LeCun, cette course est une impasse scientifique : produire des mots n’est pas comprendre le monde. En s’installant à Paris pour créer sa propre structure de recherche, il envoie un message clair : l’avenir de l’IA ne se construira pas uniquement avec plus de données et plus de calcul, mais avec une nouvelle vision de l’intelligence.
La réaction d’Emmanuel Macron ne s’est pas fait attendre. Le président a salué un retour « stratégique » et une fierté nationale, y voyant un symbole du réveil technologique français. Derrière l’enthousiasme, un enjeu central : l’autonomie scientifique et industrielle de l’Europe dans un domaine devenu aussi crucial que l’énergie ou la défense.
Le retour de Yann LeCun en France est donc plus qu’un succès d’attractivité. C’est peut-être le signe que, pour la première fois depuis longtemps, l’innovation de rupture pourrait naître hors de la Silicon Valley.
