QUI A TUÉ PENGO BOSSIO WANGI ?

France, région parisienne, vendredi 23 octobre 2026, un jeune homme de vingt-six ans est traqué par un individu armé. Celui-ci s’est engagé dans un projet criminel visant à abattre un maximum d’immigrés. Le caractère raciste est pratiquement établi : de ses propres aveux, Kevin T, 39 ans, visait les Noirs et les Arabes. Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, sont des villes connues pour leur multiculturalisme.

Ce périple criminel fera au total un mort et cinq blessés, dont une fillette de 11 ans qui a reçu 8 balles.

Ce drame s’est déroulé dans un contexte de vives tensions sociales et politiques. Les manifestations lycéennes sont marquées par des scènes de pillage, imputées à tort ou à raison aux Noirs et aux Arabes. Dans le débat autour de l’élection présidentielle, ces mêmes Noirs et Arabes sont présentés comme la cause unique de tous les maux de la France.

Les débats sur fond d’immigration offrent aux formations politiques l’occasion d’exposer leurs plans anti-immigration. Autrefois réservées aux partis d’extrême droite, les attaques contre cette frange de la population jugée indésirable se sont normalisées, au point de devenir le curseur idéologique de toutes les offres politiques.

Les immigrés sont rendus responsables de la crise économique et sociale, de l’insécurité, de l’insalubrité et du recul du prestige de la grande France dans le monde. Ils sont soupçonnés de fomenter un projet visant, ni plus ni moins, à remplacer la population française.

Ces théories sont discutées librement sur les plateaux de télé. En parler est même présenté comme une marque de courage politique. Jusqu’au jour où arrive le drame. Un militant, voire un téléspectateur attentif, armé idéologiquement, décide de protéger son pays – supposé en péril- en tentant d’éradiquer le mal à sa portée.

Dans le cas de Kevin T, l’assassin présumé de Trappes, cela s’est traduit par l’usage d’une mitrailleuse et le tir de 128 munitions sur douze kilomètres. La météo particulièrement exécrable de ce vendredi matin en a sauvé plus d’un. Sans cet impondérable météorologique, c’eût été l’hécatombe.

Kevin T séjourne depuis dans un établissement psychiatrique où il est traité pour une schizophrénie. Ceux qui, du haut de leurs tribunes républicaines démocratiques, lui ont tendu l’arme meurtrière pour qu’il prenne sa part face à une menace immédiate, supposée existentielle, ne seront bien sûr pas inquiétés. Ils affutent leurs discours pour la course électorale prochaine. Cela s’appelle la démocratie.

Pengo BOSSIO WANGI, la victime, Français d’origine congolaise, champion de MMA qui portait haut dans son sport, le drapeau français est arraché à tout jamais à sa famille, à son sport, à la France à cause de la couleur de sa peau. L’histoire retiendra le nom de celui qui a appuyé sur la gâchette, et non ceux qui l’ont préparé à cela. C’est ainsi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *