À Bruxelles, les autorités veulent tracer les trottinettes pour freiner le narcotrafic

À Brussels, les autorités locales envisagent une nouvelle mesure pour faire face à l’essor du narcotrafic urbain : le traçage des trottinettes électriques. Plusieurs bourgmestres de la capitale estiment que ces engins de mobilité douce sont désormais utilisés par les réseaux criminels pour faciliter leurs activités.

Rapides, silencieuses et faciles à abandonner après usage, les trottinettes seraient devenues un moyen privilégié pour effectuer des livraisons de drogue ou assurer la surveillance de certains points de vente. « Elles sont devenues un outil criminel », alertent certains responsables communaux, qui souhaitent mieux encadrer leur utilisation.

Parmi les pistes évoquées figure la mise en place de systèmes de traçage ou d’identification permettant aux forces de l’ordre de retracer les déplacements de ces engins en cas d’infraction. L’objectif serait de compliquer leur utilisation par les trafiquants tout en conservant leur usage pour les citoyens.

Cette proposition relance toutefois le débat entre sécurité publique et protection de la vie privée, alors que les trottinettes électriques se sont imposées ces dernières années comme un moyen de transport populaire dans la capitale.

Face à la montée du narcotrafic dans plusieurs quartiers, les bourgmestres veulent désormais montrer qu’aucun outil, même issu de la mobilité durable, n’échappera à la lutte contre les réseaux criminels.

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