Royaume-Uni : le prince Andrew interpellé par la police, une première pour un frère du Roi 

À 8 heures précises, des véhicules banalisés ont franchi les grilles d’une résidence du domaine de Sandringham, dans le Norfolk. Les agents ont procédé à l’interpellation de Prince Andrew, frère cadet du roi Charles III. Une scène inédite dans l’histoire contemporaine de la monarchie britannique : jamais un membre aussi proche du souverain n’avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pénale.

Selon des sources policières, l’intervention s’est déroulée tôt le matin afin d’éviter tout attroupement médiatique. L’ancien duc d’York serait toujours entendu par les enquêteurs. Les autorités évoquent des soupçons de « manquement dans l’exercice de fonctions publiques » liés à des faits anciens.

Une affaire qui ravive un passé lourd

Depuis plusieurs années, le nom du prince Andrew reste associé au scandale autour du financier américain Jeffrey Epstein, condamné pour trafic sexuel de mineures et retrouvé mort en prison en 2019. Les liens d’amitié entre les deux hommes, ainsi qu’une interview télévisée désastreuse en 2019, avaient profondément ébranlé l’image de la Couronne.

En 2022, Andrew avait conclu un accord financier avec Virginia Giuffre dans le cadre d’une procédure civile aux États-Unis, sans reconnaissance de culpabilité. À la suite de ces révélations, il avait perdu ses titres militaires honorifiques et cessé toute activité officielle au sein de la famille royale.

Une monarchie sous pression

L’interpellation intervient dans un contexte déjà délicat pour la monarchie britannique, soucieuse de restaurer la confiance de l’opinion publique. Dans un bref communiqué, le palais a indiqué que « la justice suit son cours » et qu’aucun commentaire supplémentaire ne serait fait pendant l’enquête.

Pour les observateurs, cet épisode marque un tournant : il confirme que le statut royal n’exonère pas d’éventuelles poursuites. Si aucune mise en accusation formelle n’a encore été annoncée, la garde à vue en cours ouvre une séquence judiciaire aux implications institutionnelles majeures.

Au-delà du sort personnel du prince Andrew, c’est l’équilibre entre tradition monarchique et exigence de transparence qui se retrouve, une nouvelle fois, au centre du débat britannique.

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