Essais nucléaires français au Sahara algérien : Louis Bulidon appelle à porter le dossier devant les tribunaux internationaux

En réaction à mon dernier article, un lecteur attentif à mon combat pour que la France reconnaisse sa dette à l’égard des populations sahariennes irradiées aux côtés de nos soldats lors des essais nucléaires français — dont Béryl, le plus dangereux, survenu dans le Hoggar le 1er mai 1962 — m’incite aujourd’hui à envisager une démarche visant à exhumer ce pan occulté de notre histoire coloniale.

Seule une telle initiative pourrait permettre de sortir des sentiers battus de mon témoignage sur Béryl et de briser le mur du silence entretenu par le pouvoir élyséen.

Il m’importe ici de publier le message de soutien qu’il m’a adressé, exprimé en ces termes :

« Seule une action en justice devant les tribunaux internationaux peut éveiller les consciences et soulager les victimes. Pour cela, il existe des hommes et des femmes parfaitement capables de se saisir de ce problème afin de faire toute la lumière sur ce pan méconnu de l’histoire, et surtout pour que justice soit rendue. C’est une obligation morale envers les victimes, envers les enfants des victimes, et j’ajouterai : envers l’Histoire. Je vous avais signalé les compétences de Philippe Sands, avocat franco-britannique bien connu dans ce domaine. »

Mais une question demeure : qui, en France, aura le courage de se saisir de ce dossier et de le porter devant les tribunaux internationaux ?

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