Au cœur du Cinquantenaire, la Belgique célèbre le 21 juillet entre traditions et convivialité
Ce mardi 21 juillet, la rédaction d’Atipik Info s’est rendue au parc du Cinquantenaire pour prendre le pouls des premières heures des festivités de la Fête nationale belge. Depuis plusieurs années, c’est dans ce lieu emblématique de la capitale que se déroule le traditionnel grand feu d’artifice qui vient clôturer cette journée de célébration.
Il est 19 heures lorsque nous débutons ce reportage. Le parc est déjà noir de monde. Des milliers de visiteurs ont fait le déplacement depuis les quatre coins du pays. Familles, couples, groupes d’amis, jeunes et moins jeunes se retrouvent dans une atmosphère conviviale et chaleureuse. La musique résonne dans les allées, donnant le ton d’une soirée placée sous le signe de la fête.

Tout est organisé pour permettre au public de profiter pleinement de l’événement : bars, restaurants, food trucks, animations et, bien entendu, la bonne
bière belge. « La BBB ! », plaisante un jeune Bruxellois avant de partir dans un éclat de rire. À quelques mètres de là, les files d’attente devant les baraques à frites ne cessent de s’allonger. La traditionnelle frite belge, dorée et croustillante, rencontre une nouvelle fois un immense succès auprès des visiteurs.
Discrète mais omniprésente, la police veille au bon déroulement des festivités. Les zones de police de Bruxelles-Capitale et d’Etterbeek sont mobilisées, avec le renfort de collègues venus de Flandre afin d’assurer la sécurité des dizaines de milliers de personnes attendues. Les pompiers et les services de secours sont également présents en prévention.

La météo est également favorable. Avec une température avoisinant les 24 degrés et une légère brise venant rafraîchir l’atmosphère, les conditions sont réunies pour permettre le maintien du très attendu feu d’artifice, moment fort de la soirée.
Au détour d’une allée, nous rencontrons l’inspecteur P. Delafortrie de la zone de police de Boortmeerbeek, en Flandre. Le sourire aux lèvres et visiblement de bonne humeur, il accepte volontiers de répondre à quelques questions. Avec une pointe de provocation et beaucoup d’humour, je lui demande :
— « Inspecteur, vous avez déjà bu quelques bières ? »
Dans un français impeccable, teinté d’un charmant accent néerlandophone, il répond en riant :
— « Non, Madame. Ce n’est pas la bière… C’est le beau temps et l’ambiance sans plus ! »
Une réponse qui illustre parfaitement l’atmosphère détendue et festive qui règne en ce jour particulier.
Cette année, la Belgique célèbre 196 ans d’indépendance, née à la suite de la Révolution belge de 1830.
Mais une question revient régulièrement : pourquoi la Fête nationale est-elle célébrée le 21 juillet, alors que l’indépendance du pays trouve son origine dans la révolution de septembre 1830 ?
La réponse se trouve dans un événement fondateur de l’histoire belge. Le 21 juillet 1831, Léopold Ier prête serment comme premier Roi des Belges devant les représentants de la Nation. Cette prestation de serment marque officiellement l’installation de la Belgique comme monarchie constitutionnelle et devient un symbole fort de l’unité du jeune État. C’est donc cette date qui a été retenue comme Fête nationale, plutôt que celle des affrontements révolutionnaires de 1830.

Au-delà des différences linguistiques, culturelles et régionales, cette journée rappelle que la Belgique continue de se rassembler autour de son histoire, de ses symboles et de ses valeurs communes.
Vive la Belgique ! Vive le Roi des Belges !

